En 2001, Dieudonné Ella Oyono quitte le Gabon pour le Canada avec un objectif : poursuivre ses études doctorales. Vingt-cinq ans plus tard, son parcours l’a conduit bien au-delà des amphithéâtres universitaires. Après une expérience dans l’administration publique et une entrée en politique, il rejoint aujourd’hui le gouvernement québécois.

Son itinéraire s’est dessiné progressivement. Économiste de formation, il a d’abord évolué dans le milieu universitaire avant de s’orienter vers l’administration publique. Une expérience qui l’a rapproché des questions de développement économique et du fonctionnement des institutions, avant de franchir une nouvelle étape en se lançant en politique.

Son élection comme député a marqué un tournant. Avec ce mandat, Dieudonné Ella Oyono est passé de la gestion des affaires publiques à la représentation politique, avec les responsabilités que cela implique envers les citoyens. Sa nomination au gouvernement vient désormais donner une autre dimension à cet engagement.

L’entrée au gouvernement constitue une étape importante dans son parcours. Mais elle ouvre surtout une période au cours de laquelle son expérience devra se traduire en décisions et en résultats. Être ministre suppose de porter des orientations, de défendre des priorités et de répondre aux attentes liées à l’exercice du pouvoir.
Pour Dieudonné Ella Oyono, le défi est désormais de mettre son expérience au service de ses nouvelles fonctions. Son parcours dans l’administration publique peut constituer un atout, mais c’est aussi à travers son action gouvernementale que cette nomination sera appréciée.

Au Gabon, son ascension politique au Québec ne passe pas inaperçue. Le parcours de cet homme parti poursuivre ses études à l’étranger, avant d’accéder à des responsabilités politiques dans son pays d’accueil, offre un regard intéressant sur les trajectoires de la diaspora.

Il rappelle qu’un départ pour les études peut ouvrir des perspectives professionnelles inattendues. Mais une telle évolution ne tient pas à la seule mobilité internationale : elle repose aussi sur la formation, l’expérience acquise et la capacité à s’inscrire durablement dans les institutions du pays d’accueil.

Vingt-cinq ans après son arrivée au Canada, Dieudonné Ella Oyono entame donc un nouveau chapitre de sa vie publique. Pour celui qui était venu poursuivre ses études doctorales, le chemin parcouru est considérable. Reste maintenant à voir ce que son action au gouvernement québécois apportera concrètement, tant sur le plan politique qu’institutionnel.
D. MBOUMOU




















