Le Gabon a franchi une nouvelle étape dans son engagement en faveur du développement durable. Mardi 15 juillet, au siège des Nations Unies à New York, le pays a présenté son deuxième Rapport d’Examen National Volontaire (ENV) sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), à l’occasion du Forum politique de haut niveau pour le développement durable.
Chargée de porter la voix du Gabon devant les États membres et les partenaires internationaux, la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a dressé le bilan des avancées réalisées tout en réaffirmant les ambitions du pays pour les prochaines années.

Dans son allocution, la ministre a inscrit cette démarche dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de l’État.
« Sous l’impulsion des plus hautes autorités, en tête desquelles le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, notre pays s’est engagé dans une nouvelle trajectoire, fondée sur une gouvernance rénovée, une croissance plus inclusive et durable, ainsi qu’une action publique davantage orientée vers les résultats », a-t-elle déclaré devant les délégations réunies.
Au-delà de l’obligation de rendre compte, cet Examen National Volontaire se veut un véritable outil d’évaluation des politiques publiques. Pour les autorités gabonaises, il ne s’agit pas uniquement de mettre en avant les succès enregistrés, mais aussi d’exposer avec lucidité les difficultés qui demeurent.
« Il traduit notre volonté d’évaluer avec transparence les progrès accomplis, mais aussi de partager les défis auxquels nous demeurons confrontés. Car le développement durable est avant tout un exercice d’apprentissage collectif qui exige lucidité, responsabilité et coopération », a souligné Louise Pierrette Mvono.
Cette approche s’inscrit dans une logique de gouvernance fondée sur la transparence et la recherche de résultats mesurables, en cohérence avec les orientations fixées par la Vision Gabon 2050 et le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030, qui constituent désormais les principaux cadres stratégiques de l’action publique.

Le rapport présenté à New York met particulièrement l’accent sur cinq Objectifs de Développement Durable jugés déterminants pour accompagner la transformation économique et sociale du pays.
Il s’agit de l’accès à L’eau propre et assainissement (ODD 6), de la promotion d’une énergie propre et d’un coût abordable (ODD 7), du développement de l’industrie, de l’innovation et des infrastructures (ODD 9), de la construction de villes et communautés durables (ODD 11) ainsi que du renforcement des partenariats pour la réalisation des objectifs (ODD 17).
Ces domaines sont présentés comme des leviers essentiels pour soutenir une croissance plus inclusive, améliorer les conditions de vie des populations et renforcer la résilience du pays face aux défis environnementaux, économiques et sociaux.
Pour la ministre, cet exercice offre surtout une feuille de route pour les années à venir.

« Cet examen permet de mesurer le chemin parcouru, mais surtout d’identifier avec lucidité les actions à accélérer pour atteindre les Objectifs de Développement Durable et concrétiser les ambitions du PNCD 2026-2030 », a-t-elle affirmé.
La présentation du rapport gabonais a été favorablement accueillie par les délégations présentes au Forum politique de haut niveau. Une reconnaissance qui conforte les efforts engagés par le pays pour inscrire son développement dans les standards internationaux de durabilité.
Pour autant, l’exercice marque davantage un point de départ qu’une finalité. Au-delà des engagements affichés devant la communauté internationale, le véritable défi résidera dans leur traduction en réalisations concrètes au bénéfice des populations. Car c’est bien sur le terrain que seront désormais évaluées les ambitions portées par le Gabon pour atteindre les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.
MATSOMBI




















