À Makokou, les célébrations du 30 août prennent également le temps de la mémoire. Au milieu des cérémonies marquant la Journée de la Libération, le président de la République a choisi de rendre hommage à une figure qui demeure profondément attachée à l’histoire politique de l’Ogooué-Ivindo : Franck Emmanuel Issoze Ngondet.

Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à l’inauguration du mausolée érigé en mémoire de l’ancien Premier ministre. Un lieu désormais appelé à préserver le souvenir de celui qui fut l’une des grandes figures politiques originaires de Makokou.
Né à Makokou, Franck Emmanuel Issoze Ngondet a consacré une grande partie de sa carrière au service de l’État. Diplomate, ministre et ancien chef du gouvernement, il avait progressivement occupé plusieurs fonctions importantes au sein de l’administration gabonaise avant d’accéder à la Primature.

Il a notamment dirigé le gouvernement gabonais à partir de septembre 2016, après plusieurs années consacrées à la diplomatie et aux affaires publiques. Sa disparition, survenue le 11 juin 2020 à Libreville, à l’âge de 59 ans, avait suscité une vive émotion dans son entourage politique et dans sa province natale. Il avait ensuite été inhumé à Makokou.
Six ans après sa disparition, son nom reste intimement lié à la ville de Makokou. L’inauguration de ce mausolée vient ainsi donner une dimension nouvelle au devoir de mémoire qui entoure son parcours.

Le choix d’inscrire cet hommage dans le programme de la Journée de la Libération n’est pas sans portée. Alors que le Gabon célèbre le 30 août à Makokou, le geste présidentiel permet également de rappeler que l’histoire nationale est faite de personnalités, de parcours et d’engagements qui méritent d’être transmis aux générations futures.

Quelques jours avant cette inauguration, le président de la République s’était déjà recueilli devant la mémoire d’Issoze Ngondet. Le 28 août, en déplacement dans l’Ogooué-Ivindo pour les festivités du 30 août, Brice Clotaire Oligui Nguema avait salué la mémoire de l’ancien chef du gouvernement, soulignant son attachement au devoir de mémoire et au respect de ceux qui ont contribué à écrire l’histoire du pays.

Au-delà de sa dimension funéraire, le mausolée est appelé à devenir un lieu de mémoire. Il rappelle le parcours d’un homme qui aura connu plusieurs étapes de la vie publique gabonaise et dont l’itinéraire reste associé à Makokou et à l’Ogooué-Ivindo.
Pour les populations de la province, cet hommage revêt une dimension particulière. Il s’agit de préserver la mémoire d’un enfant du terroir qui a représenté sa région au plus haut niveau de l’État.

À travers cette inauguration, le président de la République inscrit donc la célébration de la Libération dans une démarche qui associe le présent à la mémoire nationale. Une manière de rappeler que célébrer une nouvelle étape de l’histoire du Gabon suppose aussi de ne pas oublier ceux qui ont contribué, à leur époque, à bâtir et à servir la République.

À Makokou, le mausolée d’Issoze Ngondet devient ainsi plus qu’un monument : un repère de mémoire pour l’Ogooué-Ivindo et pour les générations appelées à poursuivre l’histoire du Gabon.
D. NZATSI



















