À Oyem, un ancien bâtiment administratif s’apprête à changer de visage et surtout de vocation. L’ancien Gouvernorat du Woleu-Ntem, longtemps désaffecté, est progressivement transformé en un espace dédié au savoir, à l’apprentissage et à l’innovation. C’est dans ce cadre que Zita Oligui Nguema s’est rendue sur le site de la future Maison des Savoirs et de l’Innovation, afin de prendre connaissance de l’état d’avancement des travaux et des premières réalisations.
Le projet se veut avant tout une réponse aux nouveaux besoins de formation des jeunes et, plus largement, des populations de la province. Informatique, langues, sciences, robotique, codage, créativité ou encore entrepreneuriat : plusieurs domaines doivent y trouver leur place, avec l’ambition de permettre aux enfants, aux jeunes et aux adultes d’acquérir des compétences directement utiles à leur parcours personnel et professionnel.
L’idée n’est pas née d’hier. Elle trouve notamment son origine dans les premières initiatives d’initiation des jeunes d’Oyem à la robotique et au codage. À cette époque, la Première Dame avait accompagné cette dynamique en mettant notamment des ordinateurs à la disposition des bénéficiaires.

Cette première expérience a progressivement fait émerger une ambition plus large : créer un lieu permanent où ces apprentissages pourraient être approfondis, structurés et ouverts à un public plus important.
La Maison des Savoirs et de l’Innovation entend ainsi franchir une nouvelle étape. Elle ne devrait pas être un simple espace de formation, mais un lieu où les connaissances pourront déboucher sur des réalisations concrètes.
C’est notamment le rôle attendu du Fab Lab, qui constituera l’un des espaces importants du futur centre. L’objectif sera de permettre aux apprenants de passer de l’idée à l’expérimentation, puis au prototype et, lorsque cela est possible, à des solutions répondant aux réalités et aux besoins du territoire.
L’une des particularités du projet réside également dans le choix du bâtiment. Plutôt que de construire une infrastructure entièrement nouvelle, les promoteurs ont fait le pari de réhabiliter un édifice existant.

L’ancien Gouvernorat du Woleu-Ntem, bâtiment chargé d’histoire, doit ainsi connaître une seconde vie. Cette approche constitue d’ailleurs l’un des enseignements attendus de l’expérience d’Oyem. Pensée comme un projet pilote, la Maison des Savoirs et de l’Innovation pourrait servir de modèle pour d’autres initiatives similaires à travers le pays, avec des adaptations tenant compte des besoins, des potentialités et des réalités culturelles propres à chaque territoire.
La réalisation du projet repose sur l’implication de plusieurs acteurs. Le Gouverneur de la province avait notamment porté l’idée d’un centre consacré à l’informatique et aux langues. La Première Dame a accompagné les premières initiatives en faveur de la formation des jeunes. La première phase de réhabilitation bénéficie, quant à elle, du soutien financier d’Assala Gabon et de JETA Groupe.
La Mairie d’Oyem, maître d’ouvrage, assure pour sa part la structuration du projet et la coordination avec les différents partenaires appelés à intervenir dans ses volets techniques, financiers et pédagogiques.
La visite de Zita Oligui Nguema ne constitue pas une inauguration officielle. Elle s’inscrit plutôt dans une phase de prélancement, destinée à présenter les premiers espaces réhabilités, l’état d’avancement du chantier et les ambitions qui entourent la future structure.
La rencontre a également permis de réunir plusieurs partenaires susceptibles de contribuer à la prochaine étape : équipement des espaces, élaboration des programmes pédagogiques et formation des futurs encadrants.
Selon le calendrier présenté, les premières activités devraient progressivement démarrer à partir de la mi-octobre.
Au-delà du chantier et de la réhabilitation du bâtiment, c’est donc un autre enjeu qui se dessine à Oyem : celui de créer un environnement où la jeunesse puisse apprendre, expérimenter, entreprendre et surtout transformer ses connaissances en projets.
L’ancien Gouvernorat s’apprête ainsi à passer du statut de bâtiment administratif désaffecté à celui d’un lieu tourné vers l’avenir. Une transformation symbolique, mais dont la portée dépendra désormais de la capacité du projet à s’inscrire durablement dans la vie de la jeunesse et du territoire.
D. NZATSI




















