La route, les distances et l’isolement des villages n’auront pas constitué un obstacle. Pour cette dernière étape de la campagne, les équipes de la Fondation Ma Bannière ont poursuivi leur périple dans plusieurs localités rurales de l’Ogooué-Ivindo, avec une même priorité : apporter directement aux enfants les fournitures nécessaires pour la rentrée scolaire.
Conduite par Mme Felly Dipouma épouse Nyama, cheffe de mission, et Mme Stéphanie N’Tcheyi épouse Oyili, coordinatrice générale, la délégation a sillonné un long parcours, de Mbadi-Carrefour à Zoolende, en passant notamment par Yoko, Etakaniabe, Mbomo, Ekobakoba, Mohoba, Mozeye, Hendjet, Mbela et Indombo.

Dans ces villages où l’accès aux fournitures scolaires peut représenter une charge importante pour les familles, l’arrivée de la caravane a souvent été vécue comme un véritable soulagement. À quelques jours de la rentrée, les kits remis aux enfants viennent ainsi répondre à une préoccupation très concrète : permettre aux élèves de reprendre le chemin de l’école avec le minimum nécessaire, malgré les contraintes financières auxquelles sont confrontés certains ménages.

Au-delà des fournitures distribuées, la campagne a surtout donné lieu à des rencontres et à des témoignages qui traduisent l’importance du geste pour les communautés visitées.
À Mbela, Philippe, père de famille, n’a pas caché son émotion. Pour lui, cette initiative constitue une première dans son village.
« C’est du jamais vu ici chez nous. Depuis Édith [Lucie Bongo Ondimba] jusqu’à Sylvia, aucune Première Dame n’avait jamais pensé à ce village. »
À Mohoba-Mozeye, Édouard, notable du regroupement, a lui aussi exprimé sa reconnaissance à l’endroit des initiateurs de l’opération :
« Je dis merci à Dieu, car le Gabon a trouvé le dirigeant qu’il cherchait. »
À Etakaniabe, Alice, parent d’élève, a surtout retenu le caractère opportun de cette aide, alors que la rentrée approche à grands pas :
« Ce don tombe vraiment à point nommé, ça va beaucoup nous soulager. »
Ces réactions, recueillies au fil des étapes, témoignent de l’impact que peut avoir une action aussi simple en apparence que la remise de fournitures scolaires, particulièrement dans les zones rurales où les difficultés d’accès aux équipements et aux services restent une réalité quotidienne.
La mobilisation ne s’est toutefois pas arrêtée aux villages. À Makokou, les équipes de la Fondation ont également investi plusieurs quartiers, notamment Zoatab, le Quartier central et Mbolo.
Là encore, les caravanes chargées de kits scolaires n’ont pas laissé les habitants indifférents. Pour les familles bénéficiaires, l’aide intervient à un moment où les dépenses liées à la rentrée scolaire pèsent fortement sur les budgets.
Au total, plusieurs centaines de kits ont été destinés aux enfants vulnérables de la province au cours de cette campagne. Une démarche portée par Zita Oligui Nguema et qui entend contribuer à réduire la pression financière sur les familles, tout en donnant aux enfants des conditions plus favorables pour reprendre le chemin de l’école.

Avec cette opération, la Fondation Ma Bannière entend inscrire son action dans une logique de proximité, en allant directement vers les populations les plus éloignées des grands centres urbains. Le choix de multiplier les étapes et de se rendre dans des localités rurales traduit cette volonté de ne pas limiter l’aide aux seules zones facilement accessibles.
À quelques heures de la rentrée scolaire, les sourires des enfants et la reconnaissance exprimée par les parents auront ainsi marqué cette dernière journée de distribution. Au-delà des cartables et des fournitures, c’est un message de solidarité qui aura accompagné la caravane jusqu’aux confins de l’Ogooué-Ivindo.
La campagne s’achève, mais dans les villages traversés, les kits remis devraient, eux, continuer leur chemin : celui qui mène des bancs de l’école aux ambitions d’une nouvelle année scolaire.
D. NZATSI



















