Il suffit parfois d’un téléphone et de quelques images pour faire sortir un village de l’anonymat. Zoolendé, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, en est devenu l’illustration.
Sur les réseaux sociaux, Chimène s’est progressivement fait connaître en publiant des vidéos consacrées à son village. Paysages, quotidien des habitants, scènes de vie et réalités locales : à travers ses publications, elle a offert aux internautes un regard direct et sans artifice sur Zolendé.
Vidéo après vidéo, le village a suscité la curiosité. Les contenus de Chimène ont largement circulé sur la toile, donnant à cette localité une visibilité qu’elle n’avait probablement jamais connue à cette échelle.
Cette notoriété numérique a pris une dimension particulière lorsque l’équipe de la Fondation Ma Bannière s’est rendue à Zoolendé dans le cadre de son opération de distribution de kits scolaires.
La Fondation, portée par la Première Dame Zita Oligui Nguema, poursuivait alors son action en faveur des enfants de l’Ogooué-Ivindo, avec la remise de fournitures destinées à accompagner les familles à l’approche de la rentrée scolaire.

Sur place, une rencontre presque naturelle s’est dessinée. Chimène, devenue en quelque sorte l’une des ambassadrices spontanées de son village sur les réseaux sociaux, a accompagné l’équipe de la Fondation Ma Bannière dans la distribution des kits.
Celle qui avait contribué à faire connaître Zolendé derrière son écran s’est ainsi retrouvée au cœur d’une action bien réelle, au contact des enfants et des familles de sa communauté.
L’histoire de Chimène est aussi celle d’une communication née du quotidien. Sans grands moyens, elle a utilisé les réseaux sociaux pour raconter son environnement et montrer une autre image de l’intérieur du Gabon.

Son initiative témoigne de la manière dont les réseaux sociaux peuvent aujourd’hui contribuer à mettre en lumière des territoires parfois éloignés des circuits médiatiques traditionnels. À travers ses vidéos, Chimène a donné un visage, une voix et une histoire à Zoolendé.
Et cette fois, les images ne racontaient pas seulement le village. Elles accompagnaient une action concrète destinée aux plus jeunes.
Pour les habitants, la présence de la Fondation Ma Bannière a donc constitué un moment particulier. La distribution des kits scolaires venait répondre à une préoccupation immédiate des familles, tout en créant une séquence symbolique : celle d’un village rendu célèbre sur internet qui accueille à son tour une initiative sociale venue du terrain.
À Zoolendé, l’histoire de Chimène rappelle finalement que la visibilité numérique peut produire des effets bien au-delà des écrans. Une vidéo peut attirer l’attention, susciter la curiosité et, parfois, contribuer à faire connaître les réalités d’une communauté.

En accompagnant la Fondation Ma Bannière dans la distribution des kits scolaires, Chimène a donné une nouvelle dimension à son engagement. Elle n’était plus seulement celle qui filmait et racontait Zolendé : elle participait directement à un moment important pour les enfants de son village.
Entre caméra, réseaux sociaux et action de proximité, Zoolendé écrit ainsi une nouvelle page de son histoire. Et pour Chimène, l’aventure ne fait peut-être que commencer : celle d’une voix locale devenue visible bien au-delà des frontières de son village.
J.S




















