Dimanche 20 septembre. En fin d’après-midi, l’avion transportant la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Ewot-Mekok de la capitale provinciale du Woleu-Ntem. À sa descente d’avion, elle a été accueillie par les autorités administratives et politiques de la province, mais surtout par une importante mobilisation populaire.

Femmes issues des coopératives et associations, jeunes, notables, responsables administratifs et représentants de différentes composantes de la société locale avaient fait le déplacement. Chants, danses traditionnelles, banderoles et acclamations ont rythmé les premières minutes de cette visite très attendue.
Pour les organisateurs, l’enjeu était aussi de faire de cette arrivée un moment ouvert à toutes les composantes de la province. « Nous sommes très heureuses et très satisfaites que Maman Zita ait accepté notre invitation. C’est pourquoi nous lui avons réservé un accueil chaleureux, mémorable et historique », a déclaré Annette Zemo Ondo, membre du comité d’organisation, dans des propos rapportés par L’Union.

Derrière les cérémonies d’accueil, c’est surtout un programme de terrain qui attend la Première Dame. Pendant une semaine, Zita Oligui Nguema devait parcourir plusieurs localités du Woleu-Ntem, à la rencontre des populations rurales et des femmes engagées dans des activités agricoles et génératrices de revenus.
Les premières étapes ont notamment conduit la délégation dans les cantons de Bissok et d’Ellelem, où des échanges ont eu lieu avec les populations et des visites effectuées dans des plantations cacaoyères. D’autres déplacements étaient prévus dans les cantons Woleu, ainsi que dans plusieurs districts et villages de la province.
Au fil des rencontres, un même fil conducteur se dessine : l’autonomisation économique des femmes, la valorisation des activités agricoles et la nécessité de renforcer la production locale.

Dès sa première journée à Bissok-Centre, la Première Dame a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un fonds destiné à soutenir les microprojets portés par les femmes. Le dispositif doit notamment permettre d’accompagner celles qui rencontrent des difficultés à lancer ou à développer leurs activités.
Dans le Woleu-Ntem, où l’agriculture demeure une activité importante pour de nombreuses communautés rurales, les discussions prennent une dimension très concrète. Financement, accès aux moyens de production, développement des activités génératrices de revenus ou encore difficultés liées à l’état des routes et aux dégâts causés par les éléphants dans les plantations font partie des préoccupations exprimées par les populations.
La tournée donne ainsi une place centrale à la parole des femmes et aux initiatives développées dans les villages. Elle permet également de mettre en lumière le potentiel des coopératives et leur rôle dans la dynamique de production locale.
Au fil des étapes, la Première Dame a appelé les porteuses de projets à structurer leurs initiatives afin de pouvoir bénéficier des mécanismes d’accompagnement annoncés. Une orientation qui inscrit le séjour dans une logique dépassant le simple cadre protocolaire.

À Oyem comme dans les localités visitées, la mobilisation autour de cette tournée traduit l’importance accordée à cette présence dans le Nord du pays. Pour les populations rencontrées, la visite constitue avant tout une occasion de faire remonter directement leurs attentes et de présenter les initiatives développées sur le terrain.
La tournée s’est poursuivie dans plusieurs villages et départements de la province, avec notamment des rencontres avec les coopératives agricoles et les associations féminines. À Melen-Okass, elle s’est achevée par une foire agricole et l’inauguration d’un centre de formation consacré aux activités agricoles et à l’élevage.
Au terme de cette séquence dans le Woleu-Ntem, l’enjeu restera désormais de mesurer la portée concrète des annonces et des engagements formulés au cours des différentes étapes.
Car au-delà de l’accueil populaire et des cérémonies, cette tournée aura surtout permis de rapprocher le discours des réalités du terrain : celles de femmes qui entreprennent, cultivent, transforment et cherchent les moyens de faire grandir leurs activités. Dans les villages du Septentrion, la visite de Zita Oligui Nguema aura ainsi ouvert une nouvelle séquence faite d’écoute, de rencontres et d’attentes.
D. NZATSI




















