Le rêve africain a pris fin ce jeudi. Battus 2-0 par une équipe de France solide et efficace, les Lions de l’Atlas quittent la Coupe du monde 2026 aux portes du dernier carré. Cette élimination marque également la sortie du dernier représentant du continent africain dans cette édition du Mondial.
Pourtant, le Maroc aura une nouvelle fois marqué les esprits. Après une phase de groupes maîtrisée, les hommes de Walid Regragui avaient signé une prestation de haut niveau en huitièmes de finale en dominant largement le Canada (3-0), confirmant leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations du football mondial. Leur parcours s’est finalement heurté à une formation française particulièrement réaliste, qui n’a laissé que peu d’espaces à une équipe marocaine pourtant fidèle à son identité de jeu.

Au-delà du résultat, c’est l’ensemble du parcours marocain qui force le respect. Les Lions de l’Atlas ont une nouvelle fois porté haut les couleurs de l’Afrique, faisant preuve de discipline tactique, de solidarité et de caractère tout au long de la compétition. En atteignant les quarts de finale pour la deuxième Coupe du monde consécutive, le Maroc confirme que son exceptionnelle épopée de 2022, conclue par une historique demi-finale, n’était pas un simple exploit isolé, mais le fruit d’un projet sportif ambitieux et durable.
Cette régularité au plus haut niveau témoigne de la progression constante du football marocain, portée par une génération talentueuse, un encadrement technique performant et des investissements importants dans la formation. Désormais, le Maroc ne surprend plus : il s’impose comme une nation capable de viser durablement les phases finales des plus grandes compétitions internationales.

Si la déception est réelle au lendemain de cette élimination, les Lions de l’Atlas quittent le tournoi avec les honneurs. Leur parcours remarquable aura inspiré tout un continent et rappelé que les sélections africaines ont désormais les moyens de rivaliser avec les meilleures équipes du monde. Plus qu’une belle aventure, le Mondial 2026 confirme l’installation durable du Maroc parmi les grandes nations du football international.
S. MIHINDOU




















