Conscient de l’urgence, le chef de l’État a choisi d’ouvrir un dialogue direct avec les principaux acteurs du secteur informel de la commercialisation de l’eau. Réunis au Palais des Sports, ces derniers ont échangé avec les autorités sur les mécanismes permettant d’améliorer rapidement la distribution tout en encadrant davantage une activité devenue essentielle dans le quotidien de milliers de citoyens.
Au centre des discussions figurait la question de la régularisation du secteur. L’objectif affiché est de mieux organiser cette chaîne d’approvisionnement parallèle afin de garantir un service plus fiable, plus transparent et plus accessible aux populations les plus affectées par les pénuries.
Mais l’annonce la plus attendue concernait le prix de vente de l’eau. Dans le cadre des mesures arrêtées, le tarif de la cuve d’eau a été revu à la baisse, passant de 10 000 FCFA à 3 000 FCFA. Une réduction significative qui vise à alléger immédiatement les charges supportées par les ménages et à rendre cette ressource indispensable plus accessible au plus grand nombre.

Pour les autorités, cette mesure ne constitue toutefois qu’une réponse temporaire. Elle s’inscrit dans une stratégie d’urgence destinée à soulager les populations pendant que se poursuivent les efforts engagés pour renforcer durablement les capacités de production et de distribution d’eau potable dans le pays.
Cette rencontre illustre également la volonté du président de la République de privilégier une approche pragmatique face aux difficultés rencontrées par les citoyens. En intégrant les acteurs de terrain à la recherche de solutions, le pouvoir entend mobiliser tous les leviers disponibles pour répondre à une préoccupation devenue prioritaire.
Au-delà de la baisse des prix, les attentes restent fortes. Les populations espèrent désormais que les mesures d’urgence annoncées ouvriront la voie à des solutions durables capables de mettre fin à une crise qui affecte depuis trop longtemps leur quotidien. Car si l’accès à l’eau demeure un défi, il constitue avant tout une exigence fondamentale pour le bien-être et la dignité des citoyens.



















